mercredi 20 juin 2007

PARTEZ, ON NE VOUS REGRETERA PAS.

Face au problème récurent d'approvisionnement en eau à NKTT, voyons ce nouveau cas d'école.

l'état au lieu de se bouger et dépêcher des experts, monter des comités d'urgence pour prendre le dossier en main, il semble que la société gérante est livrée à elle même.

Or, par la force des choses, la société a déjà démontré son incapacité de maitriser le problème par ses propres moyens.

Voici ce que dit le DG de la SNDE Abdallahi Ould Hweibib :

Le problème est dû à l'augmentation de la consommation (chers clients, arrêtez de vous doucher pour réduire la consommation et faire plaisir au monsieur SNDE) + la chaleur (arrêtez de faire tourner vos clim qui augmente la température extérieure) + énergie manquant (il prétend manquer d'un groupe électrogène supplémentaire) sans avoir la gentillesse de prononcer un seul mot d'excuse auprès de ses clients pour la gêne.

Il parlait tranaaaanquilement au micro, et il semble déguster -avec saveur non dissimulé- le fait d'être haut responsable et cousin du président. Pour les gens qui connaissent, ça donne quoi comme sensation ?

Monsieur saad ebih ould Med Elhacen, comme pour epauler son directeur vient nous parler des superbes realisations futures et autres salades du genre Aftout essahli.

A la radio, au lieu de se sentir responsable et se comporter suivant la situation à caractère on ne peut plus urgent et alarmant, les deux dirigeants de la SNDE continuent à jeter la responsabilité sur les citoyens (voire déclarations au média + publicités insolentes et immorales radio-télévisé).

Ould Hweibib a tenté aussi de jeter la responsabilité sur des sujets encore moins évidents genre problème régional ou encore le réchauffement de la planète.

en fait, dans ce siècle que nous vivons, face à un problème que l'on n'arrive pas à régler facilement, les gouvernement des pays occidentaux disposent désormais de deux bouc émissaires : le terrorisme et le réchauffement de la planète.

Les dirigeants de la SNDE semblent avoir compris cela, et ils s'en servent sans scrupule.

Je m’attends prochainement à ce qu'ils nous parlent d'explosions terroristes sur les tuyaux d'Idini et autres découverte de bombes sous différentes installations de la société.

Le comble de l'incompétence et de la vulgarité c'est les déclarations du directeur d’ approvisionnent en eau au ministère de l’hydraulique Monsieur Mohamed El Moctar Ould Mohamed lorsqu'il affirme que malgré la dégradation dans laquelle nous vivons désormais, on doit s'estimer heureux, car le problème n'est pas posé uniquement pour nous.

Il nous apprend que le problème est posé à l'échelle continentale en rapportant avec fierté (!) que 314 millions d'africains n'ont pas accès à l'eau potable.

Et alors ? Je ne vois pas en quoi notre situation est meilleure que la leur.

ça me rappelle les déclarations de Taya quand il évoquait les retards des salaires des fonctionnaires dans les pays voisins pour montrer que notre situation est meilleure.

Comme pour dire : tant que vous recevez un salaire (bas soit-il) à la fin du mois, estimez vous heureux.

C'est à cause de cette mentalité boiteuse qui consiste à l’obligation de «se suffire du peu que l'on a» cumulée sur les décennies et ancrée dans les mentalités, que je ne m'étonne pas si j'ai des compatriotes -totalement innocents- qui s'estiment heureux par le simple fait qu'ils ne sont pas en prison ou qu'il ne sont pas poursuivi. Pour le reste, ils ne se sentent pas concernés.

Le citoyen est traqué mentalement et physiquement jusqu'au coin le plus reculé dans son intérieur.

Disons que l'Héritage culturel récité en sa majorité aux temps de la première dictature dynastique de Banou oumayateu et écrits (3açr ettadwin) aux temps de l’hégémonie de El3abbaçiyine, les Abbassides qui glorifie la mauvaise interprétation du dogme Eurradha bil9adha'a : la soumission totale face au destin, n'a pas arrangé les choses non plus. Mentalement, le musulman dans mon pays est appelé à se comporter comme s’il etait uniquement «de passage». Car lorsqu'on est uniquement «de passage», «le peu» devra nous suffire. ON NE DEVIENT PAS TROP REGARDANT. C'est comme ça que notre monde n'avance pas, et c'est dans le contraire que réside peut être le secret de l'évolution et du progrès chez «les autres». Le jour on l'on comprendra que LE DESTIN c'est nous-même qui le créerons, les choses prendront un autre tournant.

Je ferme cette parenthèse plutôt culturelle pour ne pas trop m'éloigner de mon sujet.

Dans une situation de rupture de fourniture de service pareille (en l’occurrence l’eau courante), et sous un gouvernement sain (comme le prétend l'être le notre), les moindres des choses, c'est que ces individus d'Abdallahi Ould Hweibib, Saad ebih ould med elhacen et Med elmokhtar ould Med d'un autre temps sautent comme des vulgaires responsables qui n'avaient ni conscience professionnelle ni compétences techniques.

N’envisageant toujours pas la démission par eux-même, inconscients de la gravité de la chose comme il semble, l'État doit prendre ses responsabilités et mettre fin le plus rapidement possible à cette mascarade qui est l'eau et l'électricité.

Je me demande ce qu'attend le parlement pour interpeler le gouvernement sur le sujet avec exigence de date butoir pour résoudre le problème.

Personnellement, une démocratie qui ne sanctionne pas ceux qui méritent le châtiment, me pose problème.

Sur un plan strictement moral, si ses trois responsables à deux balles ne démissionnent pas à leur initiative eux même, et si j'étais aux affaires, je ne vois pas comment résister à l’envie de les envoyer devant un tribunal correctionnel pour la gestion désastreuse et les dégâts causés à l'endroit de l'existence conceptuelle de l'État mauritanien et à son image.

Pour vous, si l'État -en tant que concept- ne se manifeste et ne se matérialise pas par un service continu, que serait-il donc alors pour vous ?

Lorsque vous habitez dans le 1er arrondissement et que vous payez le baril d'eau de mauvaise qualité à 600 voire 1000 UM que vous payez auparavant à 200 (trois fois plus cher dans le meilleur des cas), et que vos ressources pécuniaires sont limitées, ça vous donne des idées noires.

Les quartiers dit riches ne sont pas mieux lotis car ils payent la citerne de 5 tonnes à 13 000 UM, qu'ils payaient auparavant à 8 000 UM (augmentation de plus de 61%).

Ce fléau de soif, les pauvres et les riches en sont victimes. A la différence que la classe moyenne ne peut pas s’offrir le luxe de bouteille d’eau minérale. Même lorsqu'on est malade sur un lit à l’hôpital national.

Alors, Messieurs Ould hweibib, Saad-Ebih Ould med elhassen et Mohamed El Moctar Ould Mohamed (la clic), sachez désormais et en termes clairs et sans langue de bois, que vous volez ce que vous toucher comme salaires. Car, en terme simples, Vous ne remplissez pas la mission pour laquelle l’Etat vous verse votre salaire à la fin du mois.

Pensez-y lorsque vous apprêtez à dormir le soir prés avoir bien mangé et bu l'eau minérale en bouteille.

Moi, habitant du 1er arrondissement, je vais continuer à boire l'eau de ma Beurigua probablement mélangé à qlq goûtes la sueur du front du charretier de mon quartier. Même si le prix de 600 UM dépasse légèrement mon budget. Même si la qualité de cette eau ne me rassure pas trop. Et même si mes petits enfants encore à l’age fragile en souffrent. Le fils des nos voisins riches leur avait lancé hier dans la figure qu’ils ne les fréquentera plus car ils risquent de développer une hépatite B.

lui, et ses parents -en cette période de crise- ne boivent que de l’eau en bouteille comme vous.

Je peux aussi conformément à votre cher souhait m'estimer heureux. Cependant assumez-vous le fait que vous méritez pas vos salaires (vu vos postes respectifs, vous devez en avoir plusieurs) et donc par conséquent assumez le statut dé tourneurs -de nouveau genre- des deniers public.

Si vous allez à la mosquée et êtes cohérent au fond de vous-même, ne pousser pas jusqu'à ce qu'on vous relève de vos fonctions (ce qui pourrait être en cour en ce moment). Préserver le peu de dignité qu'il vous reste et laisser la place à d'autres plus compétents et surtout plus sérieux. La SNDE regorge des gens plus dignes et qui sont surtout capables -TECHNIQUEMENT ET HUMAINEMENT PARLANT- de prendre ce problème à bras-le-corps.

Lambda.