mercredi 21 mars 2007

UN SECOND TOUR PLEIN D’INCERTITUDES

DES CHIFFRES ET UNE POLE POSITION

Tous les candidats malheureux du 1er tour se sont exprimés sur leurs alliances ou leurs appuis pour le second tour.

Le constat est le suivant : 11 anciens candidats du coté de Sidioca, 6 du coté de Daddah et 1 neutre.

C’est ainsi que Sidioca a un potentiel d’électeurs de 57% et Daddah, 43%.

La question qu’on peut se poser est la suivante :

Y aura-t-il un report de voix et dans quelle proportion ?

Tout laisse supposer à l’heure actuelle au vu de ces chiffres et avant le 25 mars que Sidioca est partant en bonne pole position.
DES QUESTIONS ET UN DEBAT


Qui n’a pas le monopole du cœur, à défaut de ne pas avoir le monopole de nos cœurs ?

Qui regardera l’autre les yeux dans les yeux pour lui dire qu’il n’a jamais rencontré un colonel, par exemple, avant de se présenter ou de ne pas avoir prononcer telle ou telle phrase ?

Qui appellera l’autre, Monsieur le Président ou s’offusquera de Monsieur le Ministre ou Monsieur le Gouverneur ?

Est-ce que l’éducation zwaya ne va pas prendre le dessus sur la passion et l’engagement dont nous avons besoin pour le premier président de la IIIème République, celui qui doit incarner la rupture politique ?

Il faut bien que le débat soit intéressant et ne se résume pas à une lecture de programmes politiques paradisiaques sous forme de monologues. On a déjà vu les « candidats-epsilon » et leurs milliers de maisons ou chateaux (sans eau ni électricité) à construire, sans convaincre personne. Les vraies questions nationales doivent être posées permettant de dégager des réponses claires, sans démagogie, ni fuite en avant.

Ce débat aura-t-il un poids sur les intentions de votes ? Nous ne le saurons que dimanche prochain.
L’ALTERNANCE OU LE CHANGEMENT ?


Le président dans notre constitution est presque un monarque absolu, ce qui laisse peu de place aux programmes communs de gouvernement qui peuvent à tout moment être gelés.

Il ne faut pas oublier qu’il peut dissoudre l’Assemblée Nationale à tout moment et nous savons que cela peut lui permettre facilement, étant en exercice, d’avoir une large majorité par la ruée des ralliements.

Le problème ce n’est pas le changement en lui-même mais l’alternance politique qui est un fondement de la démocratie. On ne croira jamais que le choix du citoyen peut changer quelque chose si ceux qui sont aux commandes depuis belle lurette ne lâchent pas la barre et se retrouvent comme tous les autres, de simples citoyens. L’encrage de la culture démocratique commence par là. Mais, c’est au peuple d’en décider.

L’alternance, ici, ne veut pas dire forcément la victoire de Daddah, elle peut passer par Sidioca aussi s’il arrive à se départir des roumouz el vassad (la racaille politique et les prédateurs de « haut grade de malignité ») et des « hauts dignitaires » du CMJD qui se croient tout permis, notamment de nous manipuler. Pourquoi ne serait-il pas pris par le syndrome de l’Empereur romain Claude ?
SIDIOCA OU NOTRE CLAUDE ?


Je veux bien vous narrer l’histoire de l’Empereur romain Claude, à ma manière.

C’est l’oncle de Caligula. A la mort de ce dernier assassiné par des prétoriens conspirateurs qui savaient qu’il n’avait pas de descendant, il était le seul prétendant au trône. Faible, manipulable, âgé (51 ans, c’était un âge canonique en ce temps là !), Claude était le bon pion à installer le temps que la fièvre de la disparition du défunt empereur sanguinaire, Caligula, s’estompe. Mais il fallait le trouver… Il s’était caché dans un des palais de peur de ce qui pourrait advenir. C’est derrière des rideaux qui bougeaient à force de tremblements que Claude fut retrouvé par une patrouille et ramené pour être introniser sous les regards complices des conspirateurs.

Progressivement, il se mit à la tâche et rapidement tous ses adversaires et les comploteurs furent supprimés sans qu’ils aient eu le temps de voir arriver le danger.

Claude, en peu de temps, s’imposa et deviendra l’un des plus grands empereurs de Rome. C’est pendant son règne que la Maurétanie, par exemple, fut conquise et prospéra.

Mais, il y a un mais, c’est son fils adoptif Néron qui lui succéda après avoir été empoisonné par la mère de ce dernier, Agrippine.

Et c’est sous Néron que Rome brûla…

Sidioca serait-il notre Claude que certains pensent pouvoir manipuler à leur guise et qui va les écarter tous?

Mais c’est la succession qui nous fait peur, tous ces « fils adoptifs », ces petits Néron…


Yanis