dimanche 11 novembre 2007

le gouvernement dans la tourmente.

Salut les amis,

Les circonstances actuelles et le moment critique que nous traversons, ne laisse plus l'occasion de faire d'analyse détaillée ni abandonner dans l'argumentation.

Les armes à feu ont parlé. Le sang a coulé dans ce pays jadis à population "pacifiste".

Deux points avant d’aller plus loin:

1 - l'augmentation des prix à l'échelle internationale ne doit pas se refléter immédiatement sur nos marché, pourquoi ?

Le stock actuellement disponible dans les magasins a été acheter il y a six mois donc avec les anciens tarifs appliqués il y a six mois. Donc, les autorités auraient exiger que la hausse des prix n’intervienne qu’apres six mois.

2 - l'État, au lieu de jouer son rôle de régulateur pour amortir le choc et alléger la pression sur le citoyen, au lieu de faire cela, les autorités représentées par le président et son PM et les ministres impliqués se mettent au service des quelques gros commerçants qui président au destinées de l'économie nationale. Cette économie continue à se faire gérer comme on gère une boutique.

En réalité, tout est importé en Mauritanie mais allez savoir les produits importé par le biais de l'État lui même.

A ma connaissance tout est laissé aux mains de etteujjar chevronnés dans l'import-export en toute illégalité à commencer par les jus (aux gouts bizarre) et à finir par les médicaments.

Franchement, nous méritons mieux.

S’il y a conclusion à tirer de cette leçon ça serait que l’Etat rationalise l’importation des produits alimentaires.

Cette rationalisation passera inévitablement par neutraliser les gros importateurs malfrats détourneurs et mauvais payeurs des taxes et autres. Et donner à SONIMEX son vrai rôle mais la contrôler d’avantage et punir à chaque fois qu’il y a détournements.

A propos de punition de détournements, hier j’écoutais la Radio, un intervenant qui semble bien connaitre l’historique de l’administration mauritanienne s’exclamait : « depuis nombreuses années on entend parler des ‘Projets’ de toute sorte de budgets MAIS mis à part la villa à Tevragh zeina et le troupeaux d’animaux », je le cite.

De la plupart de ces innombrables projets de l’Etat … lutte contre la pauvreté, accès universel, CSA, projet de décentralisation, PROJET D’APPUI AU PROGRAMME DE DEVELOPPEMENT DU SYSTEME EDUCATIF (l’ancien pas le nouveau pour lequel le Mauritanie a reçu un prêt du Fond africain de développement , etc, Il n’y a absolument aucun petit rien comme résultats.

Le dernier exemple flagrant en date de détournement non puni non réprimé n’est autre que les 14 milliards d’Air Mauritanie.

Quelle serait La conséquence logique de cette hausse des prix non justifiée, de cette impasse, de ces manifestations et de ce sang innocent qui a coulé si ça ne serait pas le départ de zeine ould zeidane ?

En réalité Zeine a ramé à contre sens quand il s'est obstiné à faire sa conférence de presse dans une tentative misérable et triste pour servir encore des chiffres sur la croissance.

Par sa conférence il avait peut etre cru qu’il pouvait démotiver le peuple à aller manifester.

Ça arrive que l’on calcule mal. Là nous avons un cas d’école.

Son staff a prouvé son amateurisme. Maintenant que le pays s'enflamme, Ils ne savent plus quoi faire.

Seraient-ils complètement dépassés par les évènements ?... le risque c’est qu’ils soient en mesure de contrôler plus rien.

La démission de Zeine ne doit nullement profiter à Sidi ni à son clan qui bouillonne en ce moment.

Sidi a maintenant le bilan soldé par les mains entachées par le sang des innocents. Avant de répondre de ça dans l'Aude-Là, lui et son caporal d’imam de la grande mosquée, il doit répondre de ça ici bas. Rien ne sera oublié, tous est enregistré, chacun payera …

L’imam Ahmedou Ould Lemrabot a donné la fatwa que les manifestations pour réclamer une vie meilleur est contraire à la Chari3a et à l’islam, ce qu’il ne sait pas c’est qu’en lançant cette fatwa, il légitime par voie de déduction le fait que les force de l’ordre peuvent tuer en toute impunité.

Dans les temps modernes, et à travers tous ce que j’ai vu, lu ou entendu, c’est l’utilisation de la religion la plus abjecte.

Notez que cette fatwa a été lancé en présence de Sidi qui effectue la prière du vendredi dans cette mosquée présidé par le plus grand anti démocratique de la Mauritanie.

‘La démocratie est une chose importé de l’occident mécréant, elle est dangereuse pour la société mauritanienne’.. ‘Seul le dialogue avec le pouvoir est permis’, je le cite.

Si Sidi était honnête comme on peut en avoir l’impression –il ne rate pas une occasion pour se montrer conciliant et gentil- s’il était honnête et intègre, il serait entrain de :

- soit purifier son entourage pour pouvoir respecter ses engagements en période électorale - soit préparer sa démission et quitter ce milieu pourri dans lequel il est trempé jusqu'à la gorge.

Pour conclure : le risque majeur actuel c'est l'effondrement de l’Etat Mauritanien.

A tout prix, il faut éviter à la mauritanie un effondrement précipité qui balaye tout à son passage. L’unité nationale est déjà fragilisée à mort.

L'autre jour, le Hakem de Djiguenni était parti en fuyant de chez lui, devant la prolifération des mouvements des masses populaires, je ne souhaiterai pas le même sort à ZZ ni à Sidi lui même.

Parfois il faut être lucide. Devant ce qui ce passe là actuellement il faut doubler le niveau de lucidité et surtout ne pas prendre en compte que l'aspect purement sécuritaire du Pb.

Comme a dit Maatala, à Canalh nous n’avons pas arrêter un instant pour attirer l’attention des autorités sur les conséquences d’une telle stagnation dû au non réalisation des engagements.

A des moments, on a même cru pouvoir aider les autorités à aller rapidement dans la concrétisation du changement.

Souvenez vous de la période post élection où chacun de nous tous avançait des propositions concrètes dans un élan de positivisme et d’esprit constructif?

Sept mois après, le bilan est édifiant : même tribalisme, même corruption, mêmes têtes roumouz elvessad qui contrôlent les points clés du « système ».

Bref le « système » par une succession de mutations a réussi à surmonter ses problèmes jadis internes, et maintenant à travers le projet de son parti, le « système » essaye de se projeter dans le futur.

Aujourd’hui, ces graves évènements se déroulent dans un climat de confusion et d'absence totale de visibilité et où nos acquis les plus chers sont exposés à la vente internationale.

Mais sachez une chose que le jour où ce gouvernement (ou le prochain, je ne mise pas beaucoup sur la longévité de l'actuel), décide d'ouvrir le capital de la SNIM, ça sera une autre histoire d’autre nature. Les hommes prêts à défendre leurs intérêts par eux-mêmes (si besoin) sont toujours là. Vendre SNIM serait la plus grosse bêtise que l’Histoire Mauritanienne n’aura jamais enregistré. On pourra jamais évaluer suffisamment les dégâts collatéraux d’un tel acte.

Le proverbe hassaniya dit : elli 3chak we3chah veg’da7 ….

Une prière pour le compagnon et frère le défunt Cheikhna ould taleb naveu3 que Dieu l’accueille dans son vaste paradis wa innalillahi wa inna ileyhi raji3oun.

الیہ راجعون انّا للہ و انا

Lambda.

mercredi 7 novembre 2007

Il n’y a pas de raison que les prix augmentent !

Les prix des produits dérivés des hydrocarbures ainsi que ceux de l’électricité et de l’eau augmentent dans un pays producteur de pétrole et tout paraît normal pour nos décideurs !

La production et la consommation semblent être deux mondes différents comme si l’Etat, qui reçoit les recettes et engagent les dépenses, n’est pas un et un seul.
Les membres du gouvernement excellent ces derniers temps à qui trouve la meilleure formule pour expliquer l’augmentation des prix.

On sort la vieille chanson du temps de Taya de la comparaison avec les pays voisins du sud et tout le monde est fier à la fin des différentes conférences de presse et se congratule…
Ce fût la première fois pour les produits de première nécessité avec le ministre des finances et celui du commerce, puis le tour de l’ancien opposant titulaire du porte-feuille de l’énergie de défendre l’augmentation des prix de l’électricité et de l’eau avec juste une note, dit-on sociale, (arrachée sans doute de longue lutte…), celle de faire payer plus les riches que les plus pauvres (ou plutôt ceux qui consomment moins même s’ils sont seuls et richissimes)… Et maintenant, c’est le tour de l’essence, du gas-oil, du gaz domestique etc.
Bien! Allons voir ces justifications simplement, sans rentrer dans des considérations fausses et vilipendées, quand ça arrange, de la mondialisation responsables de tous nos maux.
On dit que les prix du pétrole raffiné, que nous achetons, ont augmenté et ainsi donc les prix pour le citoyen doivent augmenter. Très simple comme raisonnement!
On oublie ou on veut oublier que la Mauritanie est producteur de pétrole (même si ce n'est que 15 à 20 000 b/j actuellement) et que nous gagnons plus aussi avec l'augmentation des prix de l'or noir même s'il y a un décalage dans le temps entre l’extraction et la vente (3 mois en moyenne).
Il est logique que le surplus gagné en vendant notre pétrole compense l'augmentation des prix des hydrocarbures achetés et ainsi il ne doit y avoir aucune répercussion sur le citoyen voire même, pourquoi pas, une baisse de des prix...

Je n’ai pas fait le calcul de la plus-value faite mais elle doit être largement supérieure à l’augmentation de dépenses enregistrées.
Je laisse nos amis économistes nous faire le point avec plus de précision.
Et puis dans les fameuses comparaisons avec les pays voisins, héritées de l’ère de la dictature dans laquelle la plupart des responsables politiques actuels ont fait école, il ne faut pas oublier de dire que le Sénégal et le Mali (les exemples pris, je crois) ne sont pas producteurs de pétrole... Faîtes cette comparaison aussi, chers décideurs, merci !
Un responsable politique et notamment un ministre, un PM et à plus forte raison un président sont là pour trouver des réponses équitables aux problèmes des citoyens sinon ils doivent démissionner et laisser leurs places.

Les syndicats doivent se réveiller enfin, la rue doit s’exprimer.

L’augmentation des prix n’est pas une fatalité comme la médiocrité de nos dirigeants politiques…

Yanis