mardi 25 décembre 2007

Y a t-il une police dans le pays?

Si vous faites un tour à Nouakchott par exemple, rare sont les carrefours ou vous ne verrez pas plusieurs policiers.
Ailleurs ce serait le signe que la ville est sure , chez nous la police est elle- même facteur d'insécurité, c'est le corps d'armes le plus corrompu (bien que la palme est largement partagée avec la douane, mais là n'est pas le sujet)
Plusieurs bandes de malfaiteurs démantelées récemment avaient parmi eux des policiers ou des soldats.
Sur la route Nouakchott-Nouadhibou, il y a 17 postes de contrôle de police, gendarmerie ou de douane (bien que soit dit en passant un poste de douanes entre deux villes d'un même pays, c'est incompréhensible).
malgré leur nombre ces postes n'ont jamais arrêté le moindre trafiquant de drogues, même l'avion pour lequel ils avaient des informations précises de la part d'Interpol y compris l'heure de son atterrissage a comme même pu redécoller, c'est dire l'inefficacité de ce boulet.
Sur la route de l'espoir il doit y avoir près d'une centaine de postes de contrôle, et pourtant c'est la route où il y a le plus d'accidents causés par l'excès de vitesse que personne ne contrôle.
la goutte qui fait déborder le vase reste cette famille française assassinée sur la route à la sortie d'Aleg, une ville entourée par les postes de contrôle mais ceux-ci étaient probablement trop occupés à racketter les camions et autres taxis.
espérons que les assassins rencontrerons un arbre sur leur chemin comme pour la bande de voleurs de ces derniers jours à Nouakchott....

Il n'y a rien à dire sauf présenter nos condoléances les plus attristées à la famille et aux amis des personnes assassinées.
LM

samedi 8 décembre 2007

L’argent ne fait pas le bonheur…




Les états et organismes financiers étrangers réunis dernièrement à Paris avec la délégation du Premier ministre ont exigé de la Mauritanie de prendre des mesures contre la corruption qui mine tous les rouages de l'Etat.

C'est ainsi que le Président vient de nommer une commission nationale de lutte contre la corruption (CNLC).

L'état mauritanien est prêt à tout pour obtenir les financements promis et il faut toujours que ce soit nos partenaires étrangers qui exigent la transparence!

Et puis le grand problème n'est-il pas la gestion même et non seulement la corruption, au vrai sens du terme.

En effet, en Occident et dans les pays émergeants, c'est la corruption qui est le grand mal alors que la gestion est presque sans reproche. C'est ce qui fait que les projets vont à terme et que malgré tout il y a des réalisations.

Ainsi donc si, en Mauritanie, on ne lutte que contre la corruption et même de la manière la plus vigoureuse, le problème de la dilapidation des financements que nous venons difficilement d'acquérir et que nous devons rembourser avec des intérêts n'est pas résolu et nous resterons au même point de départ en sachant que les mêmes hommes et femmes d'hier sont toujours à leurs postes...

Et puis je veux bien voir les noms des membres de cette commission...

Comment peut-elle échapper aux Roumouz El Vessad (les RV) qui continuent à investir les rouages de l'administration et de l'appareil de l'Etat?

Au sujet des 2 milliards de dollars obtenus pour boucler dit-on « le financement de l'ambitieux programme triennal d'investissements 2008/2010 » selon un article sur CRIDEM de O. Soueidi (journal le Challenge):

« Les objectifs à atteindre en 2010 sont, entre autres, la diminution de l'incidence de la pauvreté de 46% à 35%, l'augmentation du PIB par habitant de 538 dollars à 952 dollars, la réduction du taux d'inflation de 11,4% à 3,5%, l'allongement de l'espérance de vie de 53,6 à 56 ans, la réduction des taux de mortalité infantile de 87 à 80 décès pour 1000 et de mortalité maternelle de 747 à 400 décès pour 100 000. »

Un ambitieux programme certes mais qui ne pourra pas être réalisé pour la simple raison que l'institution de l'Etat n'a pas été reformée en vue des objectifs notamment économiques et sociaux. En santé publique par exemple, je ne vois pas comment avec les infrastructures, l'organisation et la politique actuelle du département ministériel, on peut arriver aux chiffres avancés. Sauf si on bidouille les chiffres à la fin du dit plan en 2010 comme on sait le faire... D'ailleurs, qui nous dit que les chiffres de départ ne sont pas faux?

La grande question qui reste toujours posée c'est la confiance en l'Etat et sans cette confiance le citoyen ne peut pas croire en l'Etat et donc à la politique menée.

Yanis

lundi 3 décembre 2007

un an déjà

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canalh souffle sa première bougie aujourd'hui .

une année ou 76 sujets différents qui ont traité de la transition à la liberté d'expression en passant par les inondations à tintan de l'augmentation des prix, le retour des réfugiés en fin tous les sujets de préoccupations de nos concitoyens .
canalh c'est avant tout 8417 commentaires que vous avez bien voulu y laisser

je remercie les membres fondateurs, les différents contributeurs, les "personnages" incontournables, les commentateurs fidèles je ne veux pas cite de nom pour ne pas oublie personne.
et enfin je remercie un ami à qui ce blog doit beaucoup, pas seulement ce blog mais la liberté d'expression en mauritanie toute entière j'ai nommé X.

rappelez vous que ce blog ne sera que ce que vous en ferez, merci d'en faire un lieu paisible et serein, un lieu de dialogue et de débat, enfin un sas de décompression qui permet le passage à une mauritanie apaisée et tolérante.


LM

dimanche 11 novembre 2007

le gouvernement dans la tourmente.

Salut les amis,

Les circonstances actuelles et le moment critique que nous traversons, ne laisse plus l'occasion de faire d'analyse détaillée ni abandonner dans l'argumentation.

Les armes à feu ont parlé. Le sang a coulé dans ce pays jadis à population "pacifiste".

Deux points avant d’aller plus loin:

1 - l'augmentation des prix à l'échelle internationale ne doit pas se refléter immédiatement sur nos marché, pourquoi ?

Le stock actuellement disponible dans les magasins a été acheter il y a six mois donc avec les anciens tarifs appliqués il y a six mois. Donc, les autorités auraient exiger que la hausse des prix n’intervienne qu’apres six mois.

2 - l'État, au lieu de jouer son rôle de régulateur pour amortir le choc et alléger la pression sur le citoyen, au lieu de faire cela, les autorités représentées par le président et son PM et les ministres impliqués se mettent au service des quelques gros commerçants qui président au destinées de l'économie nationale. Cette économie continue à se faire gérer comme on gère une boutique.

En réalité, tout est importé en Mauritanie mais allez savoir les produits importé par le biais de l'État lui même.

A ma connaissance tout est laissé aux mains de etteujjar chevronnés dans l'import-export en toute illégalité à commencer par les jus (aux gouts bizarre) et à finir par les médicaments.

Franchement, nous méritons mieux.

S’il y a conclusion à tirer de cette leçon ça serait que l’Etat rationalise l’importation des produits alimentaires.

Cette rationalisation passera inévitablement par neutraliser les gros importateurs malfrats détourneurs et mauvais payeurs des taxes et autres. Et donner à SONIMEX son vrai rôle mais la contrôler d’avantage et punir à chaque fois qu’il y a détournements.

A propos de punition de détournements, hier j’écoutais la Radio, un intervenant qui semble bien connaitre l’historique de l’administration mauritanienne s’exclamait : « depuis nombreuses années on entend parler des ‘Projets’ de toute sorte de budgets MAIS mis à part la villa à Tevragh zeina et le troupeaux d’animaux », je le cite.

De la plupart de ces innombrables projets de l’Etat … lutte contre la pauvreté, accès universel, CSA, projet de décentralisation, PROJET D’APPUI AU PROGRAMME DE DEVELOPPEMENT DU SYSTEME EDUCATIF (l’ancien pas le nouveau pour lequel le Mauritanie a reçu un prêt du Fond africain de développement , etc, Il n’y a absolument aucun petit rien comme résultats.

Le dernier exemple flagrant en date de détournement non puni non réprimé n’est autre que les 14 milliards d’Air Mauritanie.

Quelle serait La conséquence logique de cette hausse des prix non justifiée, de cette impasse, de ces manifestations et de ce sang innocent qui a coulé si ça ne serait pas le départ de zeine ould zeidane ?

En réalité Zeine a ramé à contre sens quand il s'est obstiné à faire sa conférence de presse dans une tentative misérable et triste pour servir encore des chiffres sur la croissance.

Par sa conférence il avait peut etre cru qu’il pouvait démotiver le peuple à aller manifester.

Ça arrive que l’on calcule mal. Là nous avons un cas d’école.

Son staff a prouvé son amateurisme. Maintenant que le pays s'enflamme, Ils ne savent plus quoi faire.

Seraient-ils complètement dépassés par les évènements ?... le risque c’est qu’ils soient en mesure de contrôler plus rien.

La démission de Zeine ne doit nullement profiter à Sidi ni à son clan qui bouillonne en ce moment.

Sidi a maintenant le bilan soldé par les mains entachées par le sang des innocents. Avant de répondre de ça dans l'Aude-Là, lui et son caporal d’imam de la grande mosquée, il doit répondre de ça ici bas. Rien ne sera oublié, tous est enregistré, chacun payera …

L’imam Ahmedou Ould Lemrabot a donné la fatwa que les manifestations pour réclamer une vie meilleur est contraire à la Chari3a et à l’islam, ce qu’il ne sait pas c’est qu’en lançant cette fatwa, il légitime par voie de déduction le fait que les force de l’ordre peuvent tuer en toute impunité.

Dans les temps modernes, et à travers tous ce que j’ai vu, lu ou entendu, c’est l’utilisation de la religion la plus abjecte.

Notez que cette fatwa a été lancé en présence de Sidi qui effectue la prière du vendredi dans cette mosquée présidé par le plus grand anti démocratique de la Mauritanie.

‘La démocratie est une chose importé de l’occident mécréant, elle est dangereuse pour la société mauritanienne’.. ‘Seul le dialogue avec le pouvoir est permis’, je le cite.

Si Sidi était honnête comme on peut en avoir l’impression –il ne rate pas une occasion pour se montrer conciliant et gentil- s’il était honnête et intègre, il serait entrain de :

- soit purifier son entourage pour pouvoir respecter ses engagements en période électorale - soit préparer sa démission et quitter ce milieu pourri dans lequel il est trempé jusqu'à la gorge.

Pour conclure : le risque majeur actuel c'est l'effondrement de l’Etat Mauritanien.

A tout prix, il faut éviter à la mauritanie un effondrement précipité qui balaye tout à son passage. L’unité nationale est déjà fragilisée à mort.

L'autre jour, le Hakem de Djiguenni était parti en fuyant de chez lui, devant la prolifération des mouvements des masses populaires, je ne souhaiterai pas le même sort à ZZ ni à Sidi lui même.

Parfois il faut être lucide. Devant ce qui ce passe là actuellement il faut doubler le niveau de lucidité et surtout ne pas prendre en compte que l'aspect purement sécuritaire du Pb.

Comme a dit Maatala, à Canalh nous n’avons pas arrêter un instant pour attirer l’attention des autorités sur les conséquences d’une telle stagnation dû au non réalisation des engagements.

A des moments, on a même cru pouvoir aider les autorités à aller rapidement dans la concrétisation du changement.

Souvenez vous de la période post élection où chacun de nous tous avançait des propositions concrètes dans un élan de positivisme et d’esprit constructif?

Sept mois après, le bilan est édifiant : même tribalisme, même corruption, mêmes têtes roumouz elvessad qui contrôlent les points clés du « système ».

Bref le « système » par une succession de mutations a réussi à surmonter ses problèmes jadis internes, et maintenant à travers le projet de son parti, le « système » essaye de se projeter dans le futur.

Aujourd’hui, ces graves évènements se déroulent dans un climat de confusion et d'absence totale de visibilité et où nos acquis les plus chers sont exposés à la vente internationale.

Mais sachez une chose que le jour où ce gouvernement (ou le prochain, je ne mise pas beaucoup sur la longévité de l'actuel), décide d'ouvrir le capital de la SNIM, ça sera une autre histoire d’autre nature. Les hommes prêts à défendre leurs intérêts par eux-mêmes (si besoin) sont toujours là. Vendre SNIM serait la plus grosse bêtise que l’Histoire Mauritanienne n’aura jamais enregistré. On pourra jamais évaluer suffisamment les dégâts collatéraux d’un tel acte.

Le proverbe hassaniya dit : elli 3chak we3chah veg’da7 ….

Une prière pour le compagnon et frère le défunt Cheikhna ould taleb naveu3 que Dieu l’accueille dans son vaste paradis wa innalillahi wa inna ileyhi raji3oun.

الیہ راجعون انّا للہ و انا

Lambda.

mercredi 7 novembre 2007

Il n’y a pas de raison que les prix augmentent !

Les prix des produits dérivés des hydrocarbures ainsi que ceux de l’électricité et de l’eau augmentent dans un pays producteur de pétrole et tout paraît normal pour nos décideurs !

La production et la consommation semblent être deux mondes différents comme si l’Etat, qui reçoit les recettes et engagent les dépenses, n’est pas un et un seul.
Les membres du gouvernement excellent ces derniers temps à qui trouve la meilleure formule pour expliquer l’augmentation des prix.

On sort la vieille chanson du temps de Taya de la comparaison avec les pays voisins du sud et tout le monde est fier à la fin des différentes conférences de presse et se congratule…
Ce fût la première fois pour les produits de première nécessité avec le ministre des finances et celui du commerce, puis le tour de l’ancien opposant titulaire du porte-feuille de l’énergie de défendre l’augmentation des prix de l’électricité et de l’eau avec juste une note, dit-on sociale, (arrachée sans doute de longue lutte…), celle de faire payer plus les riches que les plus pauvres (ou plutôt ceux qui consomment moins même s’ils sont seuls et richissimes)… Et maintenant, c’est le tour de l’essence, du gas-oil, du gaz domestique etc.
Bien! Allons voir ces justifications simplement, sans rentrer dans des considérations fausses et vilipendées, quand ça arrange, de la mondialisation responsables de tous nos maux.
On dit que les prix du pétrole raffiné, que nous achetons, ont augmenté et ainsi donc les prix pour le citoyen doivent augmenter. Très simple comme raisonnement!
On oublie ou on veut oublier que la Mauritanie est producteur de pétrole (même si ce n'est que 15 à 20 000 b/j actuellement) et que nous gagnons plus aussi avec l'augmentation des prix de l'or noir même s'il y a un décalage dans le temps entre l’extraction et la vente (3 mois en moyenne).
Il est logique que le surplus gagné en vendant notre pétrole compense l'augmentation des prix des hydrocarbures achetés et ainsi il ne doit y avoir aucune répercussion sur le citoyen voire même, pourquoi pas, une baisse de des prix...

Je n’ai pas fait le calcul de la plus-value faite mais elle doit être largement supérieure à l’augmentation de dépenses enregistrées.
Je laisse nos amis économistes nous faire le point avec plus de précision.
Et puis dans les fameuses comparaisons avec les pays voisins, héritées de l’ère de la dictature dans laquelle la plupart des responsables politiques actuels ont fait école, il ne faut pas oublier de dire que le Sénégal et le Mali (les exemples pris, je crois) ne sont pas producteurs de pétrole... Faîtes cette comparaison aussi, chers décideurs, merci !
Un responsable politique et notamment un ministre, un PM et à plus forte raison un président sont là pour trouver des réponses équitables aux problèmes des citoyens sinon ils doivent démissionner et laisser leurs places.

Les syndicats doivent se réveiller enfin, la rue doit s’exprimer.

L’augmentation des prix n’est pas une fatalité comme la médiocrité de nos dirigeants politiques…

Yanis

mardi 30 octobre 2007

Hommage à Habib Ould Mahfoudh

Le 31 octobre 2001, tu nous quittais …

Comment ne pas penser à toi en ce jour, un mercredi aussi, de la première manifestation de l’opposition de l’ère de la démocratie « guidée » dans laquelle on nous a fait entrer comme une offrande de nos « gardiens », tuteurs autoproclamés.

La dernière fois qu’on s’est quitté, c’était le 30 octobre 2001, tu étais sur ton lit d’hôpital, nous avons parlé un peu, tu étais extenué, somnolent sous l’effet des médicaments mais tu pouvais toujours esquissé un sourire à tous tes visiteurs…

C’est ce sourire que je garde toujours en mémoire.

En cet automne parisien, où les cloches de Notre-Dame, à quelques mètres, pénètrent dans les chambres, même des soins intensifs, couvrant ta faible voix, on t’entendait, on n’entendait que toi…

« Je dirai quelques mots sur toi, comme écrivait Saint Exupéry parlant de son camarade Guillaumet, mais je ne te gênerai point en insistant avec lourdeur sur ton courage ou sur ta valeur professionnelle. C’est autre chose que je voudrais décrire… »

La démocratie en marche. Eh oui, la démocratie !

Tu fus avec un groupe d’amis des précurseurs de la libre expression en quittant vos emplois ingrats de professeurs d’enseignement secondaire dans un pays livrés aux prédateurs. Le créneau était libre, voire désert, car il n’y avait pas de journalistes ou si peu, souvent dans le giron du pouvoir en place quel qu’il soit.

Ce fût Mauritanie Nouvelles, El Bayane puis Le Calame… Une vraie épopée avec la fameuse rubrique hebdomadaire Mauritanides. Pour l’enfant du Nord qui a grandi dans l’Iguidi, ce berceau de la parole non dite, c’était là une autre forme d’expression. La vraie Mauritanie défilait enfin pour le lecteur amusé mais aux traits graves car la vérité, qui s’étalait, était amère. La dictature et la libre expression surveillée formaient un couple impossible. Quand c’étaient des plaies ouvertes qui se découvraient, c’étaient des saignées thérapeutiques pour certains…

Je reviens à l’hôpital en parlant de toi, je ne sais pourquoi…

Ils étaient tous là, tes amis et tous ceux qui te connaissaient. Même tes « victimes » étaient peinées.

Tout le monde t’a fait un dernier coucou devant l’amphithéâtre de l’hôpital, l’Hôtel-Dieu, avant que tu ne retrouves pour toujours ta terre de Mauritanie.

Depuis ton départ, le régime n’a pas changé malgré les formes et quelques soubresauts.

Ce mercredi 31 octobre est un test pour la démocratie dont tu as été un des promoteurs.

Une mobilisation sans précédant est attendue pour faire bouger « les masses inertes », pour que la démocratie soit un fait, une réalité et ne s’arrête pas à des élections biaisées.

La prise de conscience générale précède le changement qui entraîne inéluctablement l’expression libre sans contrainte féodale, tribale ou ethnique du citoyen.

La Mauritanie de demain est toujours possible… Et je revois ton sourire.

Merci Habib !

Yanis

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Une prière et une pensée pour notre frère Habib Ould Mahfoud

Cher Habib, tu m’excuseras de ne pas faire tes éloges, car les qualificatifs me manquent.

Néanmoins, je salue en toi un précurseur, un anticonformiste, un emmerdeur du verbe et surtout un indomptable.

Je te citerai donc à travers cette anecdote : Habib de retour d’un séjour au Sénégal était émerveillé par l’attitude des femmes sénégalaises vis-à-vis de leur époux. Une expression l’avait fasciné, lui le maitre du mot : « elles les appellent NIDIAYE ».

Alors que chez nous, nous les appelons « PATRONNE » (y compris moi).

J’y vois un hommage posthume de Mahfoud à la patronne « Khattou » dit le FOU.

Maatala


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Une prière et une pensée pour notre frère Habib Ould Mahfoud


une plume exceptionnelle et un journaliste avant-gardiste, la presse écrite mauritanienne lui doit beaucoup.


sa place reste toujours à remplir, nous attendons le prochain Habib, la mauritanie a grandement besoin d'un personnage de cette envergure.


une petite anecdote habib disait toujours en réplique à la célèbre formule de notre presse officielle "al qiada ennayira" (les directives éclairées) que si elles sont éclairées c'est probablement un éclairage à 12 volts!!


LM.

samedi 20 octobre 2007

La SNIM un véritable boomerang

Le Gouvernement veut ouvrir le capital de la SNIM et permettre ainsi à Mittal de rentrer par la fenêtre (Ely ente vem) dans le capital d'une entreprise moribonde, lessivé par Heyine.

Mittal n'acceptera pas d'entrer dans l'actionnariat d'une entreprise publique, ils voudront toute l'entreprise ou rien après avoir fait un audit.

Le dilemme de Sidioca, c'est qu'il ne sait pas comment nous faire avaler la pilule, car La SNIM et l’OUGUIYA sont pour nous : les derniers symboles de la fierté national.

Il va falloir se creuser les méninges pour trouver la bonne formule : Bradage, joint-venture, ouverture du capital, location, cession, ceci tout en évitant de faire perdre la face à la présidente (lol).

A mon avis nous aurons du mal à vendre nos casseroles (Air Mauritanie, Sonolec, etc……) par ce que personne n'acceptera nos conditions (inacceptables) de vente, car nous prenons les capitalistes pour des naïfs voir des enfants de cœur, ces derniers n'achètent que si cela leur est, vraiment très profitables, alors que nous avons pris l’habitude de croire que de croire que nous allons nous enrichir sur le dos des autres.

Tous ces boutiquiers qui s'agglutinent autour de la vente la SNIM oublient que Mittal à racheter ARCELOR alors qu’ils avaient en face d’eux plus compétents que nos « Theub-Tchabeu ».

Je pense à contrario, que le seul bénéfice de cette vente ou ….. est que cela évitera à un autre Heyine de se goinfrer, jusqu'à en devenir un des principaux actionnaires de BNP-NKCTT.

Mittal rachète les boites en faillites, ce qui l'intéresse chez la SNIM, c'est d'avoir accès au métal et profiter de son potentiel de développement.

En cas de désaccord, ils attendront patiemment que l'entreprise coule, sachant que dans ce domaine nous sommes hors concours.

Chez nous l'esprit boutiquier prime toujours dit le FOU.

maatala

dimanche 14 octobre 2007

la montagne accouchera d'une souris, si elle n'est pas stérile

la création d'un parti politique est une liberté garantie par la constitution mauritanienne, tant que celui-ci respecte la loi.
pourquoi alors la création du futur parti de la majorité présidentielle soulève-t-elle donc l'indignation de nos partis d'opposition et même de certains partis de cette même majorité (Messaoud ente vem)?
selon ses détracteurs, ce parti risque de reproduire les errements du PRDS dans toute sa splendeur passée (zemen ba6chou), à y voir de plus près nul besoin d'un parti pour instrumentaliser une administration monnayable à souhait; M. Daddah en sait quelque chose lui qui a profité ses largesses durant la transition ( ministre des finances )

Pourquoi Messaoud qui dit craindre cette même instrumentalisation, passe sous silence le cas de ses ministres par ailleurs intouchables ( ministres de l'hydraulique et de la jeunesse et des sports)

peut être alors devrait on chercher ailleurs l'origine de cette obsession?
l'enjeu est nettement moins altruiste et beaucoup plus terre-à-terre voire pécunier.
car voyez-vous l'enveloppe financière allouée au financement des partis politiques est partagée selon les résultats obtenus lors du premier tour des municipales, seulement les indépendants ne sont pas comptabilisés, s'ils s'organisent en parti, la part des autres se réduirait alors en peau de chagrin.
la loi n'est pas rétroactive me direz-vous, oui mais avec une majorité absolue au parlement, l'amendement d'une loi ne devrait pas poser de problèmes

l'opposition insiste pour que Sidi ne soit pas affilié au futur parti, qu'il ne le dirige pas soit, mais qu'il n'en soit pas proche est ridicule.
Si M. Daddah devait demain être élu président, dissoudra-t-il le RFD pour autant? prétendre alors ne pas en être proche serait ridicule, mais que le RFD n'ait existé que pour faire élire Daddah est tout aussi ridicule. ( ceci est évidemment valable pour tout autre politicien briguant un mandat présidentiel)

Donc il faut s'indigner de l'état actuel de notre administration qui de l'aveu même du Premier Ministre ( chahida chahidoun min ahliha) ne s'améliore pas : une administration qui reste corruptible à souhait!!
D'ailleurs la création d'un ministère de la modernisation de l'administration est une aberration en soi c'est une réforme profonde de cette administration qu'il faudrait entendez recyclage; remise à niveau et tout le tutti quanti
car en Mauritanie on fait comme d'habitude on saute les étapes, la modernisation c'est la charrue avant les bœufs.

Ceci est un appel à la création d'un véritable contre-pouvoir, d'une opposition qui prend ses responsabilités et qui sera notre véritable bouclier contre l'hégémonie d'un éventuel PRDS bis.

nous avons besoin d'une véritable opposition dans ce pays, qui ne fait pas que s'indigner de la perte éventuelle de ses petits privilèges.
dont les activités ne se limitent pas au fait d'être reçus par le président et de l'organisation de conférences de presse.

LM

jeudi 4 octobre 2007

Piqûre mortelle salvatrice & police religieuse

Six mois après les élections présidentielles de mars, voici quelques nouvelles du front :

* Jusqu’à présent, aucune promesse électorale n’a été tenue (mais au fait, Sidi et ZZ se rappellent-ils de leurs promesses en période de campagne ou bien cela les fait rire maintenant ?).

* Hausse de prix extraordinaire pendant ce mois de Ramadan.

* Pb de l'eau tjs non résolu (3beydallahi well 7webib alias hépatite A tu m’entend ?)

* Air Mauritanie gît sur le tarmac d’Orly toujours sans issue.

* Grève des employés de Mauritel la semaine passée (d’autres secteurs et sociétés devraient suivre le cas des employés de Mauritel en cas où ils réussissent à obtenir des contrats satisfaisants et à augmenter leurs salaires)

* Nouveau "Tintane" s’est produit à Maal : pluies et ouragans et l'absence absolu de toute présence de service de l'Etat.

* Woodside fuit le pays et crée une ambiance de morosité malsaine sans précèdent.

* ZZ reconnaît les faits répétés sans langue de bois ici sur ce forum. En effet, en l'absence de changement concret, la pression ne fait que monter à l'intérieur de la cocotte.

Mais vouer son échec, cela doit avoir une conséquence : soit jeter l’éponge soit prendre de mesures de durcissement envers les responsables de cet échec.

Alors : qu'est ce qui se profile à l'horizon selon ZZ ?

* Le pire reste le fait suivant : l'importation des denrées et produits alimentaire reste le domaine réservé pour une poignée d'hommes d'affaires qui préside aux destinée du pays.
Ces hommes commerçants, dans un jeu à caractère avide et cupide pendant ce mois béni de Ramadan, font augmenter les prix en jouissant de la complicité de service de l’Etat.

Ils dégradent ainsi les conditions de vie de milliers des familles mauritaniennes deja fragilisée à mort par la condition économique moyen du pays (échec du redressement, restructuration économique, chômage qui frappe plus de 50% de la population active).
le rendement de l’actuel gouvernement -qui n’a pas pu soulevé le moindre défi parmi les défis identifié- présente un risque intrinsèque: la fuite des capitaux vers l’étranger.


Lors d’un échange banal après la rupture du jeune avec mon voisin, il me fait la remarque avec amertume que dans ce pays, à cause de la cherté de la vie, on ne peut plus pratiquer le culte de jeune correctement.

Lorsque l’on n'est pas harcelé par le niveau tres bas du salaire, le peu d'argent que l'on touche part dans les poches des gros commerçants qui sont jusqu'à maitntent au dessu de la loi.
L’Etat se contente de faire semblant de les rappeler à l’ordre (voire laudience accordé par Sidi le3tach à ces commercants-importateurs juste avant le Ramadan).


Du coup, il se demande comment pourrons-nous avoir le gout et le plaisir d'exercer ce culte lorsqu'on n'a pas la sérénité ... lorsque notre integrité (morale comme physique) est attaquée dans le point le plus profond.
P…, je vais m'arrêter de parler, car cela me prend à la gorge!
Existe-t-il dans ce pays un organe de répression de fraude ? quel action avait-il mené jusqu'à présent ?
Ou bien on n’a jamais enregistré un cas de fraude ni d'intoxication lié à la nouriture ?
Sommes nous dans un pays de vertueux où rien de ce genre de malheur ne se passe ?

Avez-vous entendu parlé de l’emprisonnement d’un cupide importateur car il commercialise un produit périmé ou car il vends 5 fois plus cher le prix d’achat ? jamais.

Sans répression, emprisonnement et application de la loi qui prévoit cela, je ne vois pas comment ZZ et son président sidi le3tach veulent faire respecter la loi et protéger les deniers publics!


Air Mauritanie (ou plutôt l'appareil cloué au sol à l'aéroport parisien d'Orly) servait –dans le passé- de vache à lait pour ehel enouwegeud, ehel abdallahi, ainsi qu'aux directeurs qui ont succedé à sa tete.
Ces familles (au sens propre du terme) et ces personnes, après avoir mis à sac les caisse de la société, ils attendent maintenant -en se frottant la main- que l'etat mauritanien -dans un hypothétique sursaut de fierté- viendra sauver ce qui semble desormais etre "LE symbole national".
Et bien, pour nous rendre service et nous débarrasser de ce "symbole", je propose qu'on lui donne une piqure fortement mortelle douloureusement agonisante et qu'on n'en parle plus.
Une fois la vache à lait ‘contaminée’ sera brûlée et enterré à jamais.

Air Maurtanie en l’etat actuel est irrécupérable : dettes, actionnaires mafiosi, comptes falsifiés et comptabilité non vérifiables.

L’Etat à l’obligation morale de proceder à la réintégration de tout le personnel dans une nouvelle compagnie que l’Etat devrait créer sur des bases saines à l’abri des mains des roumouz elvessad.

« mauritanian airlines », ou le nom que vous voulez.

Police religieuse :

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preuve que nous vivons actuellement une grande époque de lumière et de liberté totale: l'etat mauritanien sous l’influence de la mouvance islamo-tidjanico-centriste va honorer le projet élaboré et presenté vendredi passé par l'imam de la grande mosqué Ahmedou Ould Lemrabott : une police religieuse verra le jour. elle prendra en charge "l'assainissement" de nouakchott.

Aux amateurs des balades nocturnes stade olympique et dans les à cotés du palais de congres : munissez-vous des documents attestant le lien de parenté avec la personne qui vous accompagne.

Sinon sachez que le "Département de la Promotion de la Vertu et de la Prévention du Vice" prendra la tache de vous rappeler à l'ordre.
A ne pas confondre police nationale (200 UM) avec la future police religieuse.
Le jour où on mettra en place cette dernière, Je parie avec qui il veut que la différence entre police nationale et religieuse sera de l'ordre de ... 1000 à 1500 UM seulement.

Le passage à tabac des journalistes par les gardes du premier ministre et le piétinement dans les tribunaux par les avocats –aux moyens sans limites- de la ‘maîtresse’ servaient à réguler cette ‘liberté’ qui ‘déborde’ et qui ‘sort du contrôle’ ?

Flash back en arrière sur le débat d’entre les deux tours :

Deux hommes face à face se disputant lequel emportera le dialogue et par conséquence lequel gagnera le plus des voix le jour du vote.

Les deux journalistes arrive sur le volet économique et posent la question aux deux prétendants : comment compter vous redresser l’économie Mauritanien et par quels moyens?

Sidi va tout de suite briller par sa réponse (c’est de la réponse de Sidi que je vais parler car Ould Daddah n’est pas passé).

A travers la réponse, on comprend que l’approche globale de Sidi pour redresser l’économie Mauritanien repose sur la bonne gestion des ressources (le raisonnement ne souffre d’aucun vice !).

Mais ma surprise viendra juste après, quand Sidi –en parlant des ressources – va évoquer en premier lieu les aides internationales.

Gros au modo, En gérant bien cette ‘ressource’ on peut arriver à assurer des conditions meilleures aux Mauritaniens selon la suite du développement de la réponse.

Au lieu de me concentrer sur le débat dans sa globalité, mon attention portait plutôt sur le sérieux de l’ambition de cet homme ‘économiste’ qui va oublier le fer, l’or, le cuivre, le poisson, l’agriculture, l’élevage bref toutes les richesses et les vrais ressources matérielles de l’Etat mauritanien pour se focaliser tout de suite sur l’aide internationale.

La3alyna, aujourd’hui, ‘tintane’ est là, l’aide internationale continue à affluer.

La question maintenant est : va-t-on bien géré cette ‘ressource’ ? n’est elle pas entrain d’etre dilapidé en ce moment de mois de Ramadan où les vrais sinistrés de Tintane manquent de nourriture et de médicaments ?

Ou bien pour se précipiter à demander cette aide internationale maudite, Tintane était pour le gouvernement mauritanien ce qu’a été le 11 sept pour Bush pour envahir l’irak ?

Rumeur folle sur la SNIM :

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A propos de la vente de la SNIM, deux informations sont exactes et irréfutables :

La première : les caisses de l'Etat sont vides.

La deuxième : il y a qlq semaines MITTAL (ou Arcelor-Mittal, le géant de l'acier mondial) tentait SNIM en passant par les plus hautes autorités de l'Etat.

Ces deux informations peuvent constituer un premier élément de réponse, simples soient-elles.

Mais au jour d’aujourd'hui, la proie n'a pas encore totalement basculé dans le ventre du loup.
Le gouvernement actuel agit à la fois sous le besoin brûlant et sous la pression.
Il gère les affaires au jour le jour, pire que ce que faisait le gouvernement de Ould Boubacar pendant les tout derniers mois de la transition. Chaque ministre et chaque personne influente essaye de placer les siens dans des postes clés … histoire de fortifier sa position et s’assurer du renfort le jour j.
Il croule sous un interminable nombre de dossier tjs ouverts.

Dans une situation semblable, il n'est pas impossible qu’il céde à tout moment devant la tentation.

Malgré tout, On peut encore sauver la SNIM, rien n'est déjà perdu. Mais hélas il faut la volonté des hommes.

Ca n'est pas une mince affaire.
Comme canalh (dernier rempart contre les forces de ténèbres) n'est pas tombé, SNIM dernier rempart de l'économie ne doit pas tomber.

Si Sidi (originaire de Lebrakneu) et ZZ (originaire de Tamechekke6t, nulle part à l’extrême est Mauritanien) - tous les deux ne comprennent pas grand chose aux réalités locales des villes du nord- … si ils ne sentent pas le besoin de protéger la SNIM contre vents et marrées, qu’ils sachent que des hommes sont tombé morts pour des nobles causes à Zouweratt en 67 et 68 ainsi pour permettre l’avènement de la nationalisation par Mokhtar.

Par la même voie de déduction, qu’ils sachent que d’autres valeureux hommes sont aujourd’hui prêts à défendre corps et âmes la SNIM.

Civiles comme militaires ( !), Ils prendront les armes s’il faut. Déjà que les militaires …. Leklam mayengal kamel.

En terme clair, toucher à la SNIM ça n’est pas une mince affaire.

Si vous ne voulez pas voir précipiter votre fin, attention le secteur est miné (au sens propre comme au sens figuré du terme).

Quelqu’un a mis le lien sur l’affaire ‘Liberia / Mittal : un accord inéquitable’, voici la page

http://www.afrik.com/article10494.html

A voir le combat que mene l’actuelle presdiente Allen Johnson pour ré négocier les contrats avec ce géant multinational.

« Economiste diplômée d’Harvard, ex fonctionnaire de la Banque Mondiale et ex ministre des Finances, Ellen Johnson avait également été émue par le fait que Mittal allait gérer selon son bon vouloir les infrastructures portuaires et ferroviaires liées à son activité. » raporte Global Witness.

Pour ceux qui connaissent pas global witness : Global Witness est une ong spécialisée dans la lutte contre le pillage des ressources naturelles (pétrole, diamants) des pays en développement et la corruption politique qui l’accompagne.

Lambda.

dimanche 30 septembre 2007

Sidoca ou l'homéopathe sympatoche

Un type innocent ne peut faire de politique , car il ne peut pas être un salaud. Un homme politique naïf est une catastrophe pour son pays. Les hommes politique médiocres sont des naïfs, qui se font des illusions et cela a des conséquences fâcheuses. Si l'homme politique est naïf, il est dangereux .Ce sont des choses apparemment simples, mais au fond très importantes. Ce qui est curieux, c'est que l'expérience montre combien se trompent les gens qui se croient très intelligents . Les vrais hommes politiques sont ceux qui ne se font pas d'illusions . Autrement, ils nuisent, ils sont dangereux pour leur pays .
Car le pouvoir est une calamité, pourquoi un homme normal ou apparemment normal comme SIDIOCA accepte-t-il le pouvoir, pourquoi accepte-t-il de vivre préoccupé du matin au soir alors qu'il a déjà mérité une retraite confortable? Sans doute parce que dominer ou plaire (Le cas de SIDI) est une seconde nature chez lui.
Dieu fasse qu'il garde toujours à l'esprit, que le pouvoir est la grande malédiction de l'humanité dit le FOU
maatala

jeudi 13 septembre 2007

refléxions de Lambda

Dans la solitude choisie et dans le calme, je m’assois et médite la situation et le devenir de ce pays.

Je déroule dans ma tête les souvenirs et les événements qui se passent depuis voilà deux longues décennies.

Je médite le fil d’événements récents … et ce qu’est entrain de devenir le pays. Le grand vide vers lequel nous nous dirigeons.

Pourquoi ma plume est si paresseuse à écrire ? refuse-t-elle de donner son encre comme si c’est du sang qui coulait ?

Est-ce la faillite intellectuelle qui frappe de temps en temps ? ou bien est-ce la lassitude de l’écriture ? Qui ne donne pas de résultats face aux cerveaux asséchés.

Qu’avons-nous gagné en écrivant ? A-t-on bâti des statues à notre éffigie sur les carrefours de la ville ... ou a-t-on frappé les tam-tam en notre honneur ? Sommes-nous entré dans l’Histoire avec ceux qui y sont entrés ?

Ou bien c’est l’insolence et le dégout du devenir de ce pays dont on n’a plus d’espoir en sa réforme dans le court terme sauf en faisant intervenir les tremblements de terre, les volcans, et autres catastrophes naturelles que seul Allah peut envoyer pour châtier les mécréants des anciens peuples de sodome.

La vie est devenu une espèce de routine qui se renouvelle sans que rien ne change. Comme disait Hassan II à l’approche de sa fin et en voyant le dinosaure Mobutu mourir pas plus de 40 kilo: plus les choses changent plus c’est la même chose.

C’est la répétition lassante et insolente parfois dégoûtante, souvent ridicule.

Le journal à la radio, TVM parlant des audiences … des conseils de ministres qui se reproduisent et se ressemblent, l’irak ensanglanté, Palestine toujours occupée, et puis cette guerre inévitable entre Bush et l’Iran dont la date fatidique est sur le point d’être fixée.

Tels sont les débilités qui nous donnent une migraine chronique.

La Mauritanie, à l’instar du monde musulman, est plus que divisée (je ne parlerais pas des divisions ethniques locales): un groupe qui se prend pour le groupe « sauvé » alvir9a annajiya et qui ne s’occupe que d’excommunier (attakvir) les autres en fraudant les textes et les ecrits religieux et en aidant les petites dictatures à s’enraciner par la prolifération des interprétations à contre sens des écritures.

Un 2eme groupe qui attend l’apparition de almahdi almountadhar, troisieme prétend que ce dernier est apparu en Inde. Quatrieme fait la propagande que Almaçi7 addajjal serait l’occident mécréant. Ben Laden a appelé les USA à choisir entre l’islam ou bien donner aljizya tout en se faisant petit (3an yadine wahoum çaghirouna). Cinquième groupe croit aux capacités de Sidi la3tach de faire quelque chose (pour eviter le mot le mot changement qui maintenant évoque le dégout), sixieme croit que Yahia jammeh peut guérir le Sida, septième, huitieme …

On se perd dans les méandres de la multitude des groupes.

Réformes Politiques .. ha ha ha .. Democratie, ha ha, transparence ? NON !, tout cela n’est pas drôle !

L’application de la démocratie dans le monde arabo-musulman reste à nos jours dans les meilleurs des cas une application symptomatique sans que cela touche le fond des choses.

Pourquoi ?

Notre monde souffre de deux handicaps majeurs :

  • absence d’exemple à suivre dans son Histoire.
  • L’érection de l’occident contre l’avènement de la démocratie sur ses terres par un processus interne.

Comment ?

Hormis la courte période où le Prophete PSL prenait en main les affaires de l’Etat de Médine, l’histoire du pouvoir (tarikh el7oukm) au sein des musulmans peut etre resumé en trois époques clés : au bedut déchirements (Alyoune karrama allahou wajhahou face à Mou3wiyata, ce dernier aidé par son comandant rusé am’r ibn al3aç dont je doute sérieusement de sa bonne fois, ould ahmedou wah serait une version light du premier), cette guerre frantricide à donner lieu à l’installation des oumeyades au pouvoir et la loi de la jungle avec eux. Cette dynastie commence par l’assassinat de al7ouçeyne petit fils du prophète à Karbala sans merci et sans avoir besoin d’une fatwa.

Cet assassinat est sans doute le crime le plus odieux de l’Histoire de l’humanité, la tête décapitée sera envoyé au palais à Damas, histoire d’assouvir l’instinct le plus bestial et sanguinaire du calife oumeyade en place à l’epoque + la destruction de la ka’aba apres s’etre bombardée. Nous sommes en face de deux evenements majeurs qui ont façonné le cours des choses qui ont succédé.

La prise du pouvoir par Alyazid ibn moaawiya, constituerait la première régression directe perpétrée contre l’islam en tant que grande idéologie progressiste et libératrice, venue liberer les nations des carcans des ténèbres des moyen age.

S’ensuit la dynastie sanguinaire de Al3abbaçiyine à commencer par Abou Al3abbass le sanguinaire (assafa7). Mais c’est Abou Ja3far Almençour le pere fondateur de cette dynastie qui dit dans une khoutba : « Ô gens, je ne suis que l’ombre de Dieu sur terre, je vous gouverne avec son orientation et sa guidance. Je suis le trésorier de ses biens, je les distribue à sa volonté, et les donne avec son autorisation ».

Le premier régime théocratique venait de naître.

C-à-d nous avons une personne qui gouverne au nom de Dieu et tire sa légitimité de Lui et non pas du peuple. Il n’est pas responsable devant ses semblables.

Autrement il n’a de compte à rendre à personne. Ce même principe va se manifester bien plus tard chez un certain Ould Taya quand il lance à la figure d’un simple contrôleur d’Etat venu lui parler d’une injustice: L’Etat c’est Moi !

Abou Ja3far avait un groupe des Oulémas qui lui fabriquent les fatwa sur mesure comme Ibnou abi leyla, Ibn abi hind, et Abou 7anifa.

Abou 7anifa n’a pas supporté longtemps l’humour changeant et les demandes excentriques du Calife.

Il s’est rebellé, et par la suite il a connu la torture et l’emprisonnement comme tout intellectuel intègre et honnête. Abou 7anifa est décédé empoisonné.

Abou 7anifa est le contraire de 7amden, ould ennini et autres petits comandants théoriciens de la dictature et de la soumission éternelle au gouverneur du moment. Ceux-là ne mourront jamais en martyrs.

Cette grande mascarade digne du moyen âge ténébreux débouche sur 3açr almamalik qui continue à exister et à s’enraciner jusqu’à nos jours.

La manifestation la plus frappante du système mamlouki trouve sa démonstration dans des régimes tels que le Yemen actuel ou la Mauritanie. Les audiences sélectives du dit president et les conseils des dits ministres comme symptomes mamlouki des temps modernes travestis.

En plus de cet handicap de taille qu’est la sécheresse qui frappe notre imaginaire commun et le mal que nous avons à produire un exemple de pouvoir réussi qui nous est propre, s’ajoute le fait que l’occident (civilisation dominante du moment) préfère et encourage les systèmes ténébreux autocratiques et pourris de ce monde dit arabo-musulman.

Pourquoi et comment ?

Premièrement, je prétends -sans exagération et sans avoir l’impression de sortir de mes limites- que je connaît et je comprend l’occident, la mentalité occidentale, politique Française, Jacques Chirac, Sarkozy, bush père et bush fils plus que n’importe quel autre président arabe (y compris Sidi la3tach).

Et ce, pour avoir vécu en occident presque le tiers de ma vie et après m’être libéré de la culture du bâton à l’orientale qui fait que le cerveau doit être façonné à marcher contraint et forcé ... et jamais guidé par la conviction.

Je sais quand ils parlent vrai, quand ils mentent, et quand ils lancent des compliments

Par conséquent, je peux dire que l’occident fera toujours de telle sorte à avoir à traiter avec un petit gouverneur arabe genre sa majesté ou son excellence. Et jamais avec un président fort et réellement élu par son peuple.

Il savent qu’ils obtiennent immédiatement ce qu’ils désirent en toute aisance et en toute simplicité avec un président corrompu qui baigne dans l’insécurité et la peur du lendemain.

Contrairement à l’allié israelien qui ne donne jamais un accord instantané sans passer par l’étape obligatoire de validation au knesset. En israel, il y a une démocratie.

De ce qui précède, on voit que tout ce que nous disons sur la démocratie et la reforme politique n’est autre que poudre aux yeux, tapage sur la nuque.

Et pour que les choses « changent » en restant la même chose (hassan II) il faut la corruption, il faut que la politique dans ces pays reste toujours dans une impasse.

Cher lecteur, La mal-gouvernance, l’enrichissement illicite, désintégration de l’Etat, ça n’est pas des symptômes sporadiques ou aléatoires, non c’est le but !

En réalité, vous, lecteurs et moi nous avons notre part de responsabilité.

Pourquoi ? Nous avons patienté des années durant, les larmes aux yeux comme si cela ne nous concerne pas.

Notre grande cause chers lecteurs ... notre Problème reste le culte de la personne aggravé par l’absence de démocratie ... notre génie à reproduire toujours le même modèle de dictature.

Le Changement et la reforme ça n’est pas le changement des individus à la tête de la pyramide.

L’obstacle -contre l’avènement d’une vie meilleure- n’est pas ces personnes à la tête de l’Etat, contrairement à ce qui pourrait paraître.

Ces personnes, viennent du même environnement que le notre, nous ne les avons pas importé comme nous importons le lait ROSE ou 3alimet teytou.

Ça n’est pas non plus dans l’absence des infrastructures, cela n’est que symptômes de la maladie qui est la mal gouvernance chronique.

Tel est le vrai fléau, l’amour du pouvoir, la longévité au pouvoir sans autre ambition aucune.

Et comme a dit l’Historien anglais Jon lakton : « le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument »

Si notre pouvoir n’est pas corrompu, alors il l’est absolument. Face à un tel pouvoir corrompu, comment voulez-vous que sidi la3tach soit ?

Au stade où il est aujourd’hui, il n’est pas plus mauvais que Ould taya en 85 : sympathique, plutôt effacé, sans caractère saillant.

Tout le monde sait ce qu’il est devenu 10 ans plus tard.

Le Destin des peuples et leur devenir ne doivent pas être des champs d’expérience.

Avec un peu de reflexion et un peu de travail intellectuel, on constate que le pouvoir corrompu trouve ses racines dans le peuple soumis.

La soumission est la mère nourricière de la dictature.

Les peuples qui se soumettent à leurs destins sans réfléchir ne méritent pas la démocratie.

La liberté a un prix cher, sans payer le prix, pas de progrès mérité.

En vous souhaitant bon ramadan et bonne rentrée,

Lambda.

vendredi 24 août 2007

tintane connection

Tintane est sinistrée et les aides affluent plus d’une dizaine d’avions avec des tonnes de médicaments, des milliers de tentes et de couvertures et des tonnes de produits alimentaires…pourtant les sinistrés attendent.

Que manque-t-il alors ? une administration, c’est peut être ce que nos généreux donateurs auraient dû nous envoyer d’urgence.

En effet la nôtre est complètement absente, aucun recensement digne de ce nom, n’a été effectué depuis les inondations.

Comment dans ce cas peut on faire une distribution équitable des aides ? et recenser les besoins des sinistrés ?

Eh bien c’est très simple on ne le fait pas !! on se contente d’installer un campement au dessus de la colline et on fait préparer du riz chaque jour, c’est bien suffisant !

Pour le reste ? devinez !

Il paraît que les tentes libyennes se négocient actuellement à près de 200.000 ouguiyas l’une…et les sinistrés attendent.

D’ailleurs il n’y a pas que l’administration qui profite de la situation, il paraît qu’un grand nombre de commerçants qui ne savent même pas où se trouve Tintane, se sont fait lister comme étant propriétaires de boutiques au marché de Tintane

Dire que l’on nous avait promis le changement, à la place nous avons eu un gouvernement de flemmards, mendiants de surcroît.

Le comble étant que même en s’abaissant à mendier à tout va, ils ne font rien.

Ou bien si, une chose Sidioca va construire une mosquée VIP dans la présidence : coût de l’opération 300 millions d’ouguiyas.

Et c’est qui les dindons de la farce ??

LM

mercredi 8 août 2007

NOS PARTIS POLITIQUES ET NOUS

Nous avions 34 partis politiques qui ne faisaient qu'attendre les prochaines élections ou de la figuration au parlement.

Mais comme ils étaient si peu nombreux pour un travail aussi fastidieux,notre président dans son grand souci de liberté et de clémence en a autorisé 18 sur 24 qui avaient déposé un dossier au ministère de l'intérieur(les 6 restant doivent être des Nazis ou des Bouddhistes c'est la seule explication que j'ai trouvé pour qu'ils soient recalés).

il fallait bien ça pour...... ne rien faire.

Eh oui ! car après tout on ne peut pas dire qu'ils croulent sous le boulot, ou que le bien-être du peuple soit un souci majeur pour eux.

d'ailleurs l'une des premières réclamation de nos chers députés était une augmentation de leurs salaires. vous me direz que charité bien ordonnée commence par soi même, mais tout de même vu la conjoncture actuelle, c'était un tantinet déplacé.

On aurait pu croire que dans une situation comme celle d'aujourd'hui avec le retour prochain des déportés, ils auraient pu s'engager davantage dans cette tache primordiale pour notre pays.

c'est mal les connaitre je les entend d'ici dire "le gouvernement ne nous a pas associé" entendez "il (le gouvernement) n'avait qu'à nous donner de l'argent pour ça."
comme si c'était au gouvernement de faciliter le travail de son opposition.

ce gouvernement qui d'ailleurs n'a pas leur temps, occupé qu'il est à sa campagne d'auto promotion déguisée, pour essayer de faire oublier son inefficacité pathologique, une campagne soit disant de sensibilisation au retour des déportes avec des airs de déjà-vu et des relents de campagne d'El kitab.

On revient à des discours de promotion du guide éclairé (en période de délestage)
et des "selon les engagements du chef de l'État lors de sa campagne électorale" à tout va .

C'est à croire que cela reste son seul engagement .Ou alors peut-être est ce le seul qu'il compte tenir, cela mériterait alors tant d'égards!!!

Monsieur le président qui semble oublier que la campagne électorale est finie, et continue à recevoir à tout va comme aux temps glorieux de sa campgne(Merci ould Amajjar de le lui rappelle manak ersoul).

Surtout enfin n'oubliez pas (pas Monsieur Amajjar mais plutôt vous les hommes politiques) que le parti du président est en cours de constitution, cela présage une grande vagues de migration très prochainement................ à suivre

LM

lundi 30 juillet 2007

En attendant la pluie, on peut parler de vacances…

Et si on parlait de vacances, en cet été, en faisant un petit break sur la politique ? Pas évident, me diriez vous.

Déjà les vacances doivent sembler logiquement superflues pour nous, mauritaniens, qui avons un pays si riche, en ressources, mais si pauvre en … réalité. Un travail herculéen nous attendait et nous attend toujours. Mais il y a bien des traditions qui refroidissent toute ardeur, de la cérémonie quotidienne répétée des trois verres de thé au cérémonial, en position allongée de préférence, du lave-mains mobile (el maghsel). On ne peut que reconnaître le fait accompli, la réalité brute : même en dehors des vacances, le travail n’a jamais, en fait, commencé…

Il y a une quinzaine d’années, on voyait souvent débarquer dans le royaume frère du Maroc, des dizaines de familles en été (avant c’était aux Canaris qu’on les voyait et plus tard ce fût plus à Paris), composées presque exclusivement de la mère, d’un adolescent ou deux et d’une marmaille d’enfants. Etudiants toujours fauchés après le 10 du mois (une règle à laquelle on s’habitue rapidement), nous nous posions parfois des questions. Pourquoi des vacances si toute l’année n’a été que vacances? Des questions bêtes de ce genre… Mais bon, vite, nous courions les voir, les accompagner, les guider et si elles avaient de grandes filles, c’était le service continu et bye-bye les questions existentielles qui pourraient attendre l’été prochain…

A Nouakchott et dans nos villes, les vacances, on les passait souvent dans son fief natal : son village, sa campagne. Mais de plus en plus, on ne fait que quelques jours, voire une ou deux semaines au plus, ce qui est dommage. Tout le monde au bout de quelques jours veut retourner à son confort urbain, à ses outils de la modernité dont on ne peut plus s’en passer : la télé, le béton « protecteur », l’eau courante, l’électricité etc. Pourtant beaucoup de nos parents et surtout nos grands parents n’ont jamais connus tout ça et n’ont pas vécu malheureux…

A ce propos, je me rappelle une petite anecdote qui donne une idée du conflit, assez tôt, de générations.

Au début des années 70, le Lycée National (le seul lycée de Nouakchott pendant longtemps) était souvent le théâtre de grèves menées par les Kaddihines.

Il n’y avait pas une semaine que des élèves n’étaient sous les verrous pour distribution de tracts ou graffitis.

Une fois ce fut le cas la première fois d’un élève de milieu très modeste comme d’ailleurs presque tous les élèves, sa famille habitait une tente (khaima) dans les environs de Nouakchott.

Après quelques jours à Beyla la prison, notre brave ami a été expulsé du lycée et donc de l’internat et s’est retrouvé avec tout le monde sous la seule tente familiale…

Son père en bon père de famille qui a vécu Imane Echedda, entre autres, ces années 40 de famine dont Gabriel Feral nous a donné dans « Le tambour des sables » des images émouvantes, eut cette réplique, qui faisait la risée dans le milieu de la contestation en ce temps là où l’idéalisme était roi et les privilèges, bourgeois et impérialistes: « Tu fais la grève alors que tu es logé dans une semaa (à l’étage), tu manges des macaronis et tu es blanchi ! »

Les choses avaient bien changé vite et les générations ne parlaient plus le même langage…

Pour ceux qui aiment la campagne (el badiya), il y a de petites choses simples et magiques : la tente dressée sur une dune de sable « blanc » avec une fine végétation clairsemée ; l’eau fraîche d’une outre de peau de chèvre (guerba) suspendue entre deux pièces de bois coupées d’un acacias plus bas, dans la petite vallée (el guewd) ; le clair de lune (el gamra) ; le calme sans entendre un bruit sauf parfois un bêlement ou un blatèrement venu du troupeau qui se repose au loin, à vue d’œil…

Je préfère largement de telles vacances à des séjours dans des palaces ou sur des paquebots avec tous les apparats et les paillettes.

Sur ce, je vous dis bonnes vacances à tous sauf à nos responsables et dirigeants politiques qui ne doivent pas prendre de jours de farniente cet été car ils ont du pain sur la planche et des questions qui ont trop attendues pour attendre encore...

Yan

mardi 24 juillet 2007

Nouakchott

Tevragh Zeina - Ilôt K

Ilôt K 071

Je vous présente l'Ilôt K, le quartier dans lequel je traîne fréquemment mes sandales. J'habite au niveau des arbres de la piste (ici on ne dit pas 'rue', allez savoir pourquoi...) que vous voyez sur la première photo. Petit appartement joliment appelé 'maison des volontaires' ou 'case de passage', qui sert à héberger les volontaires ou assimilés qui ont la bonne idée de venir passer un peu de leur temps à Caritas.

Place de l'école "Petit Centre"

La deuxième photo est prise de cette piste et offre une vue imprenable sur la place du Petit centre, une des nombreuses écoles privées francophones de Nouakchott. Le système scolaire publique laisse encore beaucoup à désirer, ce qui fait le succès de ces écoles privées. Un reproche fait à ce système est notamment sa division en scolarisation arabophone et francophone. Le résultat est qu'aujourd'hui la population se retrouve divisée en 2, dont une partie écrit et parle parfaitement l'arabe et l'autre le français, sans que, dans chaque "filière" la langue qui n'est pas celle d'enseignement soit étudiée, ou très peu. Résultat : les personnes ayant étudié en français le parlent et l'écrivent bien, parlent le hassanya couramment (dialecte arabe mauritanien), comprennent l'arabe classique (le hassanya en est très proche) mais n'écrivent et ne lisent pas l'arabe. Les personnes ayant étudié en arabe le comprennent et le lisent bien mais ne lisent pas et ne parlent pas français, à moins d'avoir l'occasion de s'y former personnellement ou de travailler en environnement francophone. Quand ces personnes ont la possibilité de se former à une autre langue, ils choisissent pour beaucoup l'anglais. L'enseignement arabophone est privilégié dans la couche populaire, par le biais des écoles coraniques. Personnellement j'ai eu souvent à regretter de ne pas avoir encore pris le temps et eu le gourage de me mettre au hassanya lors de mes visites chez des amis habitants les quartiers pauvres, ou lors de mon voyage en empruntant les transports mauritaniens. Dans la vie quotidienne, les petites boutiques sont elles aussi souvent tenues par des arabophones, et les femmes parlent très souvent peu le français. Ce qui devrait me motiver pour l'apprendre, ce sacré dialecte !!! J'y pense, j'y pense...

Route du lycée français

La route du lycée français (qui accueille en réalité tous les enfants de nationalité française jusqu'à la terminale) est visible sur la troisième photo.

Comme vous pouvez le constater, Nouakchott est faite de nombreuses pistes et de quelques grands axes goudronnés sans trottoirs. La ville est relativement verte, avec quelques endroits un peu plus riches en arbres mais peu fréquentés car pas du tout conçus pour être des espaces publics (terrain de l'ambassade de France, bien barricadé, parc du cinquième, où des cultures de légumes et salades côtoient malheureusement les ordures, qui, envahissant la ville, ne se gênent pas non plus pour déborder sur cet espace vert).

Petit tour au cinquième

Puits du 5èmeLe cinquième est l'un des quartiers les plus pauvres de Nouakchott ; comme pour une majorité de Nouakchottois les habitants doivent se ravitailler en eau, soit grâce à un ravitaillement par fûts sur des charettes tirées par des ânes, soit en se rendant aux puits disséminés dans les quartiers (photo ci-après : le puits est la construction dépassant la taille des maisons alentours, à côté la file d'attente des habitants du quartiers, aux environs de 9 heure le matin pour remplir leurs bidons).

Ce quartier abrite l'un des marchés les plus importants et les plus populaires de la capitale, où tout peut être trouvé, neuf et occasion ; poisson, tissus, légumes, chaussures, épices, vêtements, portails, tapis, pipes et tabatières artisanales, mousses à salon (les canapés locaux), médicaments traditionnels, viande, ustensiles de cuisine, ...

Ce qu'on appelle communément "les jardins de Nouakchott", un espace vert bourré de palmiers en plein centre-ville, se situe également dans ce quartier. Une partie est apparemment vivement déconseillée aux honnêtes gens sans défense (d'ailleurs elle n'est pas très agréable à parcourir, avec ces palmiers déracinés et ces sentiers défoncés ; un vrai décors de fin du monde), une autre sert à des cultures potagères ; tomates, salades, les Mauritaniens y récoltent même les dattes à l'époque de la guetna.

Toujounine, la brousse à la ville

Toujounine, sur la route de l'espoir (axe Nouakchott - Néma), cache, derrière ses boutiques, restos et autres stations essence tous plus ou moins intéressés par les voyageurs en partance, comme une atmosphère de brousse. Quand vous vous aventurez à l'arrière, c'est d'abord l'odeur de menthe qui trahit l'esprit des habitants. Puis vient rapidement la découverte des cultures, impressionnantes, parsemées de puits à l'ancienne, qui doivent alimenter toute la capitale en menthe fraîche, cet ingrédient indispensable au thé mauritanien. Au milieu, quelques jardins de légumes trouvent aussi leur place. Entre eux des sentiers à l'allure broussarde, bordés de buissons épineux, cheminent joyeusement.

Le désert n'est pas loin, juste derrière, il envahit l'air de rien les quelques constructions qui ont voulu s'édifier si près de lui. Les magnifiques dunes orangées ajoutent la touche qu'il fallait pour parfaire l'ambiance de brousse du quartier. Sans oublier la ceinture verte, cette plantation d'arbustes, belle tentative (apparemment réussie) pour arrêter l'envahissant désert ; oiseaux, phacos, petites gazelles, chameaux, et même Nouakchottois (et amis de Nouakchottois) en manque de brousse, s'y réfugient.

sanddv.teria.org

je vous livre ce cette texte que j'ai trouvé excellent est qui décrit assez bien certains quartiers de Nouakchott.
LM

lundi 16 juillet 2007

Droit de réponse à Amar O. béjà

A mon retour de vacances, je suis accueilli par une diatribe à l'encontre du Net et des netteurs mauritaniens, lancée par Monsieur Béjà intitulée "Répugner le Net "sur Cridem ( Au passage un prix sera décerné à celui qui nous expliquera le sens de ce titre).

cela commence par des généralisations en veux-tu, en voilà. D'après ce monsieur tous les forums et sites mauritaniens au mieux sont "communautaristes jusqu'à la lie", au pire font l'apologie de la haine raciale.
"Il est terriblement triste de lire des conneries et des insultes entre Mauritaniens sur des bases qui sont loin d’être honorables pour le pays." parce qu'il existerait des insultes sur des bases honorables???

j'apprends que "Les Mauritaniens ne sont pas obligés d’être tous d’accord sur une option ou sur une autre." encore heureux!

je vous demande humblement d'expliquer à l'écrivaillon que je suis le sens de ce paragraphe, car je suis un tantinet dépassé par cette pensée profonde
"Trahir son pays n’est pas seulement le vendre à l’étranger, nouer des relations diplomatiques avec telle entité honnie ou tel autre Etat répugné, détourner les derniers publics, faire l’apologie, pratiquer la discrimination."
j'excuse le fameux "derniers publics" car c'est un lapsus très révélateur , vu que ce sont les derniers deniers qui ont été détournés, et il ne nous en reste plus.
l'apologie de quoi?? de la discrimination ??

"La plupart des auteurs que nous incriminons ici sont ceux qui écrivent par des prête-noms. Ils sont tellement lâches qu’ils n’osent même pas assumer les propos qu’ils tiennent. Nous imaginons qu’ils sont hypocrites et ignares."

Monsieur Béjà parlez-vous au nom de toute la profession journalistique ou est-ce simplement un "nous" majestueux auquel nous avons droit?

"Un homme vrai, est un homme qui tient ouvertement un propos qu’il est capable d’assumer. Se cacher derrière un pseudonyme et insulter tout un peuple, traîner dans la boue tout un pays et consacrer toute son énergie à opposer les Mauritaniens sur des bases racistes et sectaires est indigne et vil"

Auriez-vous besoin de mon nom pour qu'on aille régler ça dehors?
je vous rappelle que le principe du débat d'idées est celui de "elssan belssan ew layd makrouve"(la langue pour la langue et la main recroquevillée)

plus sérieusement ce n'est pas la première fois que nous essayons, à canalh, d'expliquer cette histoire d'anonymat à des journalistes qui s'entêtent à ne pas vouloir comprendre .
la plupart de ceux qui écrivent sur canalh par exemple ont commencé sur le blog de xouldy, pionnier en la matière à une période où la liberté d'expression n'était pas notre fort.
ne vous en déplaise les écrivaillons que vous traitez de lâches ne manquent pas de courage voire d'abnégation.
ils s'effacent eux même pour véhiculer une idée, le nom chez nous supposant toujours une communauté, une ethnie parfois même une tribu voire une caste.
ces écrivaillons ne sont pas des professionnels, les textes spontanés qu'ils "commettent"(?) manquent de formalisme.
ils ne sont pas payés et sont donc toujours motivés par une conviction personnelle.
qu'on soit ou non d'accord avec eux, ça reste tout à leur honneur.
ils ne sont que le reflet de notre société, on y trouve de tout, du très bon, du bon, du moins bon et du carrément mauvais.
sur la plupart de ces sites un espace commentaire est ouvert c'est un espace de discussion et de rapprochement.

ces sites qui semblent vous donner la nausée ont pourtant une grande audience, canalh qui n'en est ni le plus ancien, ni le plus fréquenté génère tout de même entre 45.000 et 50.000 visites par semaine et près de deux cent commentaires/sem.
statistiques qui feraient pâlir plus d'un journal local.

Sidioca et ZZ que vous citez, sont nos dirigeants. il est de notre devoir de leur dire ce que nous pensons de leur politique.
de "tirer sur eux" quand ils bougent, encore plus quand ils ne bougent pas.

"le privilège des cocus" comme dit souvent le fou de Maatala.

LM

dimanche 15 juillet 2007

j'ai pris quelques jours de vacances, en attendant de mettre un nouveau blog.
là ça dégorgera un peu.
désolé pour le contre-temps.
LM

mardi 3 juillet 2007

le dromadaire d'or des depenses diverses

chers amis

j'ai revu pour vous les dépenses du gouvernement de transition .
Dans le chapitre dépenses diverses c'est à dire les dépenses qu'on ne prend même pas la peine de justifier, les petits détails quoi, les trois fois rien, les broutilles , il y a tout de même des sacrés chiffres avec plein de zéros à la fin .
Pour la cérémonie des dromadaires des dépenses diverses je vous livre ici les prestigieux lauréats de cette cuvée 2007.

pour le dromadaires d'honneur pour l'ensemble de son oeuvre passée:

le cabinet du président de la république qui avec un budget de fonctionnement de
1 164 557 800 dont 240 000 000 de dépenses diverses.

dromadaire du meilleure Espoir ex-aequo:

est attribué aux protocole de la présidence et à l'État major particulier respectivement avec un budget de 54 545 000 et 34 400 000 um
le protocole de la présidence a 22 500 000 de dépenses diverses (41%) quand à l'État major particulier ses dépenses diverses s'élèvent a 22 000 000um (63.9%).

le dromadaire de la meilleure série:

( l'éternel revenant o boubacar)
le premier ministère avec un budget de fonctionnement de 344 000 000um dont 120 000 000
comme dépenses diverses (34%).

le dromadaire de la meilleure fiction :

l'I.G.E qui n'a pas volé sont prix car très méritante avec un budget 137 477 200 um (net et précis ) dont 79 000 000um de dépenses diverses (57%).

le dromadaire de la meilleure représentation étrangère:

trois ambassades rivalisent dans cette catégories tout d'abord
notre ambassade à Pretoria avec un budget de 269 000 000 dont 122 000 000 en Dépenses diverses (45%).
ensuite l'ambassade de Londres avec un budget de 291 000 000 dont 164 000 000 de dépenses diverses (56%).
et enfin celle de Moscou avec 201 000 000 dont 104 000 000 en dépenses diverses(51.7%)

pour le dromadaire le plus attendu ,le champion de chez champion c'est à dire le
dromadaire de... de... la meilleure comédie :
And the winner is ....

le Haut conseil Islamique avec un budget de 50 134 000um et les dépenses diverses sont de
50 134 000um genre avec eux les choses sont claires et nettes tout le budget est justifié en dépenses diverses(100%).

pour revoir ces oeuvres je vous conseille ce lien :http://www.tresor.mr/static/BGE%202007.pdf

LM

mercredi 27 juin 2007

des contours qui restent à définir

Il y a trois mois déjà que nous avons élu notre président et que nous attendons qu'il commence l'exécution de son programme électoral.
Programme que j'ai longuement relu et qui soit dit en passant ne comporte nulle part la mention précisant les seules décisions prises par le gouvernement seront les renouvellement des permis de recherche et la nomination des fidèles.
D'après J.D. de Nouakchott Info le président aurait dit en s'adréssant à un groupe de cadres amis de ZZ " qu’il est permis de garder l’espoir de voir les conditions de vie des mauritaniens s’améliorer au cours des exercices prochains. Cependant, note-t-il, pour le reste de l’exercice 2007, force est de constater que la marge de manoeuvre du gouvernement est limitée. Pour lui, cette situation résulte de deux facteurs à savoir le déficit de la production pétrolière et le poids de certaines dépenses antérieures."
Nous constatons quant à nous que les fameux revenus pétroliers qui devaient être gardés pour les générations futures (une aberration soit dit en passant) et donc seraient des recettes non budgétisées, se retrouvent miraculeusement être la cause du déficit budgétaire à hauteur de 17 milliards!! chiffre qui d'ailleurs autre coïncidence étonnante correspond exactement à la somme qui se trouve actuellemnt dans le fameux compte 64 M$ .
autre cause de ce famaux déficit, nous dit-on, des dépenses imprévues engagées par le gouvernement passé, qui d'ailleurs nie vigoureusement ce fait.

Donc Monsieur le président nous avons votre parole contre la leur: une seule solution
AUDITEZ !!!
je sais c'est une idée fixe que nous continuerons tous à véhiculer jusqu'à ce que ce soit fait.

Aujourd'hui le conseil des ministres a approuvé un projet de loi de finance rectificative 2007.
espérons juste que le souci affiché de réduire les charges et dépenses de l'état se traduira par l'annulation ou du moins la réduction drastique des chapitres "dépenses diverses"
mais gageons qu'avec l'avènement de grands spécialistes de ce chapitre avec les dernières nominations, celui-ci aura encore de beaux jours devant lui.

Min Nahiyetin Oukhra parmi ces sociétés qui nous arnaquent, les nouvelles banques étrangères BNP Paribas et Société générale nous proposent des taux d'intérêt défiant toute concurrence entre 15 et 18% , si l'un de vous est client d'une de ces banques en France, il serait intéressant de savoir quels taux sont appliqués là bas?
à leur décharge les autres banques appliquent des taux allant de 20 à 25 % voire parfois 28%
pour encourager l'investissement et relancer l'économie, il va falloir repasser.

la palme d'or de l'arnaque est tout de même décernée à la BCM , dont le gouverneur ne cessent de faire de grands discours sur les équilibres macroéconomiques et sur la réduction de l'inflation qui selon luiserait stabilisée autour de 6%.
Pourquoi alors des taux d'intérêt usuriers??

Alors en paraphrasant Sidioca qui parle d'une formation politique dont les "contours restent à définir", nous avons un état dont les contours restent à définir.

LM

mercredi 20 juin 2007

PARTEZ, ON NE VOUS REGRETERA PAS.

Face au problème récurent d'approvisionnement en eau à NKTT, voyons ce nouveau cas d'école.

l'état au lieu de se bouger et dépêcher des experts, monter des comités d'urgence pour prendre le dossier en main, il semble que la société gérante est livrée à elle même.

Or, par la force des choses, la société a déjà démontré son incapacité de maitriser le problème par ses propres moyens.

Voici ce que dit le DG de la SNDE Abdallahi Ould Hweibib :

Le problème est dû à l'augmentation de la consommation (chers clients, arrêtez de vous doucher pour réduire la consommation et faire plaisir au monsieur SNDE) + la chaleur (arrêtez de faire tourner vos clim qui augmente la température extérieure) + énergie manquant (il prétend manquer d'un groupe électrogène supplémentaire) sans avoir la gentillesse de prononcer un seul mot d'excuse auprès de ses clients pour la gêne.

Il parlait tranaaaanquilement au micro, et il semble déguster -avec saveur non dissimulé- le fait d'être haut responsable et cousin du président. Pour les gens qui connaissent, ça donne quoi comme sensation ?

Monsieur saad ebih ould Med Elhacen, comme pour epauler son directeur vient nous parler des superbes realisations futures et autres salades du genre Aftout essahli.

A la radio, au lieu de se sentir responsable et se comporter suivant la situation à caractère on ne peut plus urgent et alarmant, les deux dirigeants de la SNDE continuent à jeter la responsabilité sur les citoyens (voire déclarations au média + publicités insolentes et immorales radio-télévisé).

Ould Hweibib a tenté aussi de jeter la responsabilité sur des sujets encore moins évidents genre problème régional ou encore le réchauffement de la planète.

en fait, dans ce siècle que nous vivons, face à un problème que l'on n'arrive pas à régler facilement, les gouvernement des pays occidentaux disposent désormais de deux bouc émissaires : le terrorisme et le réchauffement de la planète.

Les dirigeants de la SNDE semblent avoir compris cela, et ils s'en servent sans scrupule.

Je m’attends prochainement à ce qu'ils nous parlent d'explosions terroristes sur les tuyaux d'Idini et autres découverte de bombes sous différentes installations de la société.

Le comble de l'incompétence et de la vulgarité c'est les déclarations du directeur d’ approvisionnent en eau au ministère de l’hydraulique Monsieur Mohamed El Moctar Ould Mohamed lorsqu'il affirme que malgré la dégradation dans laquelle nous vivons désormais, on doit s'estimer heureux, car le problème n'est pas posé uniquement pour nous.

Il nous apprend que le problème est posé à l'échelle continentale en rapportant avec fierté (!) que 314 millions d'africains n'ont pas accès à l'eau potable.

Et alors ? Je ne vois pas en quoi notre situation est meilleure que la leur.

ça me rappelle les déclarations de Taya quand il évoquait les retards des salaires des fonctionnaires dans les pays voisins pour montrer que notre situation est meilleure.

Comme pour dire : tant que vous recevez un salaire (bas soit-il) à la fin du mois, estimez vous heureux.

C'est à cause de cette mentalité boiteuse qui consiste à l’obligation de «se suffire du peu que l'on a» cumulée sur les décennies et ancrée dans les mentalités, que je ne m'étonne pas si j'ai des compatriotes -totalement innocents- qui s'estiment heureux par le simple fait qu'ils ne sont pas en prison ou qu'il ne sont pas poursuivi. Pour le reste, ils ne se sentent pas concernés.

Le citoyen est traqué mentalement et physiquement jusqu'au coin le plus reculé dans son intérieur.

Disons que l'Héritage culturel récité en sa majorité aux temps de la première dictature dynastique de Banou oumayateu et écrits (3açr ettadwin) aux temps de l’hégémonie de El3abbaçiyine, les Abbassides qui glorifie la mauvaise interprétation du dogme Eurradha bil9adha'a : la soumission totale face au destin, n'a pas arrangé les choses non plus. Mentalement, le musulman dans mon pays est appelé à se comporter comme s’il etait uniquement «de passage». Car lorsqu'on est uniquement «de passage», «le peu» devra nous suffire. ON NE DEVIENT PAS TROP REGARDANT. C'est comme ça que notre monde n'avance pas, et c'est dans le contraire que réside peut être le secret de l'évolution et du progrès chez «les autres». Le jour on l'on comprendra que LE DESTIN c'est nous-même qui le créerons, les choses prendront un autre tournant.

Je ferme cette parenthèse plutôt culturelle pour ne pas trop m'éloigner de mon sujet.

Dans une situation de rupture de fourniture de service pareille (en l’occurrence l’eau courante), et sous un gouvernement sain (comme le prétend l'être le notre), les moindres des choses, c'est que ces individus d'Abdallahi Ould Hweibib, Saad ebih ould med elhacen et Med elmokhtar ould Med d'un autre temps sautent comme des vulgaires responsables qui n'avaient ni conscience professionnelle ni compétences techniques.

N’envisageant toujours pas la démission par eux-même, inconscients de la gravité de la chose comme il semble, l'État doit prendre ses responsabilités et mettre fin le plus rapidement possible à cette mascarade qui est l'eau et l'électricité.

Je me demande ce qu'attend le parlement pour interpeler le gouvernement sur le sujet avec exigence de date butoir pour résoudre le problème.

Personnellement, une démocratie qui ne sanctionne pas ceux qui méritent le châtiment, me pose problème.

Sur un plan strictement moral, si ses trois responsables à deux balles ne démissionnent pas à leur initiative eux même, et si j'étais aux affaires, je ne vois pas comment résister à l’envie de les envoyer devant un tribunal correctionnel pour la gestion désastreuse et les dégâts causés à l'endroit de l'existence conceptuelle de l'État mauritanien et à son image.

Pour vous, si l'État -en tant que concept- ne se manifeste et ne se matérialise pas par un service continu, que serait-il donc alors pour vous ?

Lorsque vous habitez dans le 1er arrondissement et que vous payez le baril d'eau de mauvaise qualité à 600 voire 1000 UM que vous payez auparavant à 200 (trois fois plus cher dans le meilleur des cas), et que vos ressources pécuniaires sont limitées, ça vous donne des idées noires.

Les quartiers dit riches ne sont pas mieux lotis car ils payent la citerne de 5 tonnes à 13 000 UM, qu'ils payaient auparavant à 8 000 UM (augmentation de plus de 61%).

Ce fléau de soif, les pauvres et les riches en sont victimes. A la différence que la classe moyenne ne peut pas s’offrir le luxe de bouteille d’eau minérale. Même lorsqu'on est malade sur un lit à l’hôpital national.

Alors, Messieurs Ould hweibib, Saad-Ebih Ould med elhassen et Mohamed El Moctar Ould Mohamed (la clic), sachez désormais et en termes clairs et sans langue de bois, que vous volez ce que vous toucher comme salaires. Car, en terme simples, Vous ne remplissez pas la mission pour laquelle l’Etat vous verse votre salaire à la fin du mois.

Pensez-y lorsque vous apprêtez à dormir le soir prés avoir bien mangé et bu l'eau minérale en bouteille.

Moi, habitant du 1er arrondissement, je vais continuer à boire l'eau de ma Beurigua probablement mélangé à qlq goûtes la sueur du front du charretier de mon quartier. Même si le prix de 600 UM dépasse légèrement mon budget. Même si la qualité de cette eau ne me rassure pas trop. Et même si mes petits enfants encore à l’age fragile en souffrent. Le fils des nos voisins riches leur avait lancé hier dans la figure qu’ils ne les fréquentera plus car ils risquent de développer une hépatite B.

lui, et ses parents -en cette période de crise- ne boivent que de l’eau en bouteille comme vous.

Je peux aussi conformément à votre cher souhait m'estimer heureux. Cependant assumez-vous le fait que vous méritez pas vos salaires (vu vos postes respectifs, vous devez en avoir plusieurs) et donc par conséquent assumez le statut dé tourneurs -de nouveau genre- des deniers public.

Si vous allez à la mosquée et êtes cohérent au fond de vous-même, ne pousser pas jusqu'à ce qu'on vous relève de vos fonctions (ce qui pourrait être en cour en ce moment). Préserver le peu de dignité qu'il vous reste et laisser la place à d'autres plus compétents et surtout plus sérieux. La SNDE regorge des gens plus dignes et qui sont surtout capables -TECHNIQUEMENT ET HUMAINEMENT PARLANT- de prendre ce problème à bras-le-corps.

Lambda.